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Importante pénurie de travailleurs dans l’industrie de la construction

Selon une analyse de l’Association de la construction du Québec, il manque au moins 3500 travailleurs et cette pénurie risque d’affecter les chantiers de construction dans plusieurs villes du Québec, dans les prochaines semaines.

Cette pénurie de travailleurs de la construction pourrait peut-être s’aggraver en raison du vieillissement de la population et la diminution des inscriptions dans les programmes de formation professionnelle

Même si les besoins sont deux fois moins importants qu’en 2018 à l’approche de la haute saison, les indicateurs sont toujours au rouge, selon l’ACQ.

Montréal, Québec et l’Outaouais seront frappés de plein fouet.

Plâtriers, poseurs de systèmes intérieurs et peintres seront très recherchés partout ainsi que le personnel non syndiqué comme les surintendants, les chargés de projets ou les architectes.

En Outaouais, la région a de la difficulté à retenir ses travailleurs qui préfèrent aller gagner leur vie en Ontario ou ils n’ont pas besoin de payer leurs assurances ou encore leur syndicat.

Les conséquences inquiétantes

La pénurie de main-d’œuvre ralentit la croissance économique de l’industrie de la construction et menace ses entreprises.

Le secteur de la construction et de la rénovation résidentielles représente un important déclencheur économique pour toutes les régions.

En 2018, 82 % des entreprises ont refusé des projets, 69 % ont retardé la réalisation de travaux et 66 % ont prolongé la durée des travaux.

De nombreux entrepreneurs en construction sont à la recherche de travailleurs à travers la province, voici ci-dessous les métiers les plus demandés.

  1. Charpentier-menuisier : 832
  2. Électricien : 424
  3. Plâtrier : 327
  4. Briqueteur-maçon : 303
  5. Peintre : 243
  6. Poseur de systèmes intérieurs : 277
  7. Poseur de revêtements souples : 109
  8. Ferblantier : 104
  9. Cimentier-applicateur : 78
  10. Grutier : 74

Accéder à l’industrie de la construction

L’industrie de la construction au Québec s’est donné des critères d’embauche de la main-d’œuvre auxquels les entreprises de construction doivent se conformer. Le principe fondamental demeure la compétence, et celle-ci doit être acquise par la formation et l’expérience de travail. Il faut détenir un certificat de compétence, pour travailler dans l’industrie.

Si l’industrie de la construction privilégie l’accès des diplômés aux chantiers de construction, il peut survenir des périodes où la CCQ permet cet accès à des non-diplômés selon l’état des bassins de main-d’œuvre. Des conditions spécifiques doivent alors être respectées.

De plus, pour favoriser l’accès des femmes et des Autochtones à l’industrie de la construction et augmenter leur nombre sur les chantiers de construction, des mesures particulières ont été mises en place.

 Il est possible d’intégrer l’industrie selon l’état des bassins de main-d’œuvre, lorsqu’une personne est non diplômée

  1. La personne qui souhaite intégrer l’industrie de la construction doit identifier un métier ou occupation qui l’intéresse dans sa région, et ce, même si le bassin est fermé au moment où elle entame sa démarche.
    Les bassins ne sont souvent ouverts qu’une seule journée ! Aussi, pensez qu’un dossier complet permet d’agir rapidement et de réserver sa place dans l’industrie, en étant acheminé en priorité à la CCQ.
    Ouverture des bassins
  2. La personne candidate doit obtenir une garantie d’emploi de 150 heures de la part d’un employeur. Cette garantie doit être officialisée par une lettre signée de l’employeur. Voici un modèle de lettre.
  3. Il est obligatoire pour le candidat, avant même d’accéder à un chantier, de suivre le cours de santé et sécurité générale sur les chantiers de la construction ASP Construction. Le cours, d’une durée de 30 heures, se déroule sur deux fins de semaine. 
  4. Une fois entré dans l’industrie, la personne titulaire d’un certificat de compétence d’un métier donné, qui n’a pas de formation, a l’obligation de parfaire son apprentissage en suivant des activités de formation offertes par la CCQ, soit un minimum de 30 heures chaque année, et ce, tant qu’elle est apprenti afin de conserver son certificat de compétence. La personne titulaire d’un certificat de compétence occupation devra, quant à elle, compléter 60 heures de formation, dont le cours de connaissance générale de l’industrie de la construction.

RAPPEL

Bassin ouvert : signifie qu’il y a une pénurie de main-d’oeuvre, c’est-à-dire qu’il y a moins de 5 % de main-d’œuvre disponible qui détient un certificat de compétence pour la région et le métier ou occupation concerné. Seules les personnes qui présentent une garantie de 150 heures sur 3 mois peuvent réserver une place lorsque le bassin est ouvert.

Bassin à moins de 10 % : le bassin est fermé. Toutefois, cette donnée est partagée afin que les personnes intéressées à intégrer l’industrie de la construction puisse préparer leur dossier en prévision de l’ouverture éventuelle du bassin.

Bassin à 30 % et moins : le bassin est fermé. Toutefois, une mesure d’accès est offerte pour les femmes lorsque le bassin est à 30 % et moins. Celles‐ci peuvent alors intégrer l’industrie de la construction si un employeur leur garantissent 150 heures de travail sur une période de trois mois.

2 avril 2019

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